Emploi ces apparences qui font la différ"nce

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vendredi 3 juin 2011
Nadine REGNIER ROUET
Avocat droit social - droit des affaires - Employment lawyer
Courbevoie, France
Emploi: ces apparences qui font la différence

http://www.n2r-avocats.com/emploi--ces-apparenc...
Article paru dans le journal « METRO » - Edition du lundi 30 mai 2011 - Auteur : Marie LYAN, journaliste

L’aspect physique des candidats à l’embauche a un impact sur le verdict des recruteurs. Pour faire face à cette réalité, des ateliers de relooking ont fait leur entrée à Pôle emploi.

Depuis janvier dernier, Pôle emploi mène avec la fondation Eerel un partenariat dont le but est d’offrir aux chômeuses des journées de relooking et de coaching (voir notre encadré). Une initiative qui rencontre un succès grandis¬sant dans un marché de l’emploi très concurrentiel. Aujourd’hui, l’issue favorable d’une recherche d’emploi ne se lit plus qu’entre les lignes d’un CV.

“L’apparence physique a un impact évident sur les recrutements : la beauté est souvent associée à des qualités, tandis que l’obésité et la laideur sont plutôt associées à des défauts”, affirme Jean-François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations. Dans son livre Le Poids des apparences (2002), ce sociologue expliquait déjà que le look serait le premier facteur d’inégalités à l’embauche, juste avant le physique, classé en seconde position.

“Ces questions sont plus importantes en France car nous accordons beaucoup de place à l’entretien d’embauche dans les secteurs où l’on est en contact avec la clientèle”, affirme le sociologue. Si les recruteurs se défendent de baser leur choix sur l’apparence physique, ils reconnaissent que certains points sont vus d’un mauvais œil. “Un recruteur est un être humain qui subit l’impact de la première impression”, affirme Stéphane Lévy, fondateur de Bold RH.

“Etre mal rasé ou avoir des cheveux sales sont ainsi les premières choses que l’on voit quand on accueille un candidat”, ajoute Agnès Fossé Macé. Pour cette DRH du groupe Mariott participant à l’opération relooking et coaching de Pôle emploi, la propreté et l’hygiène sont importantes, au même titre que l’attitude d’un candidat.

“Après une période de chômage, on voit certaines personnes arriver complètement fermées, n’osant pas nous regarder dans les yeux”, souligne-t-elle. Pour Cécile Guillois-Bouillet, directrice RH chez SFR, il s’agit davantage de mettre l’accent sur un certain dynamisme. “Dans les télécoms, il n’existe pas vraiment de dress code mais on reste sensible à la première impression, comme une bonne poignée de main, un sourire ou un bonjour francs”, résume-t-elle.

Relooking, comment ça marche

Prendre soin de soi et mettre toutes les chances de son côté, c’est l’objectif de ces journées organisées par Pôle emploi et la fondation Eerel. Au programme : des entretiens conseils avec des DRH et des ateliers maquillage, de coiffure etd’esthétique. Une session réservée aux hommes débutera en octobre 2011.
Plus d’infos : ereel.org

Savoir reconnaître les abus

Que l’on soit petit, gros, peu avantagé par la nature, “aucune personne ne peut être écartée d’un recrutement en raison de son apparence physique”, confirme Nadine Regnier Rouet, avocate spécialisée en droit social à Paris, qui cite l’article L1132-1 du Code du travail.

La loi impose la nullité des dispositions prises à l’encontre d’un candidat et peut même aller jusqu’à des condamnations civiles ou pénales. “Le plus difficile est d’apporter la preuve d’une telle discrimination, puisque la personne ne saura pas pourquoi elle n’a pas été recrutée”, explique l’avocate.

Plus d’infos pratiques : www.n2r-avocats.com


Que pensez-vous de l'impact du "look" d'un candidat à l'emploi sur la décision de recrutement ?

Nadine Regnier Rouet
Avocat au Barreau de Paris spécialisé en droit social
article publié par André TANZI

Publié dans bien etre

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